Je n'suis pas folle vous savez, bonsoir.

Je n'suis pas folle vous savez, bonsoir.
Excusez-moi Monsieur quelle est cette ombre dans votre regard ? Puis-je vous prendre le bras, et vous menez dans la nuit où tout le monde se perd, puis je déambuler à vos côtés sous ses lumières ? Touchez l'âpreté de ce mur, sentez vous tous ces rires mutilés, touchez la langueur de ces corps, sentez vous cette confiance aveugle et ces joies enfermées ?Sautez dans cette flaque, vous y voyez l'avenir, elle est pourtant née des pluies du temps où tout s'effondre. Asseyez-vous sur ce banc de fer forgé, la froideur du métal contraste t' elle avec la torpeur de vos étreintes passionnées d' il y' a fort longtemps ? Ah je me trompe, l'amour envahit encore vos doigts . Et cette toile, ces bribes de couleurs si chaleureuses, dans ce barbouillage entendez-vous les explosions, un enfant qui court après un grand cerf-volant noir et le bruit de ses pas sur le toit du monde ? Admirez cette femme, ses perles s'accordent avec ses yeux, elle souffre d'une perfection maladive, son monde n'est que poussière et elle passe son temps à balayer, ainsi tout n'est plus que destruction brillante. Mais non Monsieur je ne suis pas oiseau de mauvais augure, je vous lis le monde comme je lis le ciel, chargé mais transparent avec vue sur la mer. Je suis le noyau de la pêche, rejet permanent, mais je me gausse bien de finir abandonnée, la solitude est mon habit de lumière. Je rebondis avec joie sur l'instant, mais le futur m'est fardeau, il y' a des jours où je me fais épouvantail pour chasser tous ces corbeaux aux plumes lisses. Croyez vous à l'amour ? moi c'est ce qui me mènera au tombeau.Et s'il y' a un échappatoire, je me persuaderais qu'elle n'existe pas, je m'appliquerais à tout modifier pour perdre le fil, pour faire de mon existence un Rubik Cub'. Difficile à première vue mais pénétrons dans les rouages, et soudain plus de nuages. S'il y' a de l'espoir je lui ligoterais les bras. Je calfeutrerais toutes les fentes de mon être pour ne rien partager, et au moment d'exploser je penserais aux trains qui vont et qui viennent, et un peu à lui.Me trouvez vous étrange ? Je ne démens pas.Vous avez le visage d'un ange.Vous m'aimez, j'en suis fort aise, et bien dansez maintenant.

# Posté le mercredi 05 mars 2008 15:50

Modifié le mercredi 05 mars 2008 17:08

gna

gna
Le temps croque, insatiable, creuse ses fossés, érige ses monts infranchissables, et place ses rides, comme une carte routière sur un visage. Les joues sont creusées, un peu rosées, le front et ses plis, où les souvenirs se nichent, comme des mots sur une feuille un peu mouillée et l'encre qui coule et se laisse emporter. le papier est froissé, la peau si fragile, le parchemin s'estompe, sa finesse annonce avec un léger vent l'ère du point final.
Il n'y a plus du temps que pour les virgules, les passés simples, un peu d'imparfait, un lit de rose et tout sera en ordre. On repense à notre temps imparti, on se demande si avoir eu des enfants était une idée brillante ou si on aurait pu trouvé une tangente, si celui pour qui notre c½ur a battu n'aurait pas du marché sur une autre route, et surtout si nous avons pavé notre chemin de la bonne brique, celle qui ne crie pas regret à chacun de nos pas vers la crique de la vieillesse.Il n'y plus vraiment d'odeur étourdissante, l'oiseau fait son nid, puis s'envole et finir par s'abattre dans un dernier cri. Parfois c'est un chant qui dénude, parfois c'est un gémissement glauque et immortel. Mais on ne s'en souviendra pas.
Diantre qu'Il fait froid.Elle se répète, mais ça fait rire les petits, ils se disent qu'elle est bête, puis qu'elle est froissée comme à la sortie du lit, "mamie elle aurait pu repassé".Le pull s'enroule autour du cou, où la peau palpite des premières lueurs de l'aurore, et puis le c½ur se tait, sous la chaleur de la laine encore vierge de toute émotion bien que plus toute jeune. Une plume argentée s'y est coincée, et un sourire; si éclatant qu'il fait déjà pensé au paradis, justement, nous y voila, le sang égaie le tableau, et éteint les voix, il n'y aura plus de grands noëls tout dorées, ou du moins se feront il sans toi. Le temps passe et érige ses monts, parfois même il ensevelit sans mettre regarder son ½uvre dévasta-triste, j'essuie ses yeux, ça glisse.

# Posté le mardi 04 mars 2008 19:23

Modifié le jeudi 06 mars 2008 06:21

Titre parti en Ukraine.

Titre parti en Ukraine.
" J'aimerai vous dire d'aller en enfer mais je crois que vous y êtes déja. "

# Posté le dimanche 02 mars 2008 17:49

La fatalité s'attache toujours aux bonnes résolutions, que l'on prend souvent trop tôt.

La fatalité s'attache toujours aux bonnes résolutions, que l'on prend souvent trop tôt.
J'lui ai posé un pansement sur le coeur, il a dit qu'il voulait dormir, j'ai effleuré ses ailes il m'a dit qu'il voulait courir, j'ai touché ses lévres il m'a dit qu'il voulait souffrir, j'ai écouté son silence il m'a dit qu'il voulait mourir.

Alors je me suis éveillée, j'ai grandis d'une seule poussée, mes mains tendues vers un orageux destin, celui de n'être personne.
Et malgré moi je l'ai laissé venir, cette chose abstraite avec des bras noueux et la gorge serrée par le fil du temps, qui me criait qu'il n'y aurait justement jamais le temps et que nous êtions pressé, qu'il y'avait une vie à organiser. Je n'ai eu le droit à aucune arme, sinon mon jeune âge, pour le défier de m'expliquer pourquoi je n'avais encore rien réussi à modeler de ma matière.
Il m'a donné des ordres, il a critiqué mon désordre, j'ai eu envie de le mordre mais j'aurais eu tort de violenter le destin, il est si frêle mais si hautain, et si despotique qu'il ne sait même plus pourquoi il commande ce qui est fragile alors qu'il pourrait commander d'indomptables ciels et les cheveux frisés du temps.

Il s'approche de moi, immobile je compte ses pas. Plus il avance et plus il recule, il a la gorge qui brûle, ses pieds s'enlisent, sa poitrine se souléve d'une peur indescriptible, et je menfuis pour ne pas avoir à comprendre, pour ne pas avoir à tout prendre. Il brandis son mot grandir, comme pour bien me montrer que nul n'y échappe, et que même celui qui refuse d'admettre, finit sous une dalle de marbre, avec dans les oreilles encore un peu de sable d'or, melancolique et melodieux.
Je ne veux pas de ses remontrances, je ne veux pas d'une maigre pitance, je veux le monde en noir et blanc, je veux la vie d'un océan, être partout et n'avoir conscience de rien, refléter les anges et prendre un bain, nageant dans ce que je suis sans que la douce mousse me pique les yeux, m'imprégner de mes envies, des émotions que je ne ressens plus.
Je ne veux pas de son offre comprenant l'option automatisme d'une vie, amour affaire et puis l'ennui. Je ne veux plus bailler aux corneilles en pensant que je n'ai rien appris, rien réussi, me persuader que le bonheur se résume à quelques sorties.

Alors je le berce, j'administre les caresses,
pr repousser l'échèance, pour croire que le monde tourne un peu autour de mes hanches, me voiler la face, laisser une trace, courir aprés mon ombre, bannir les mots sombres, et s'il y'a espoir que je tue le destin, alors je le prendrais en main. Je serrerai son cou, doucement, avec des mots qui fachent, pour qu'il ait répulsion à s'occuper de moi, et libre enfin, je monterai aux cimes du temps, encore rieuse et toutes mes dents, lui crier que je l'aimais, et que finalement, ça m'plaisait bien quand il m'emmenait, caresser les vestiges du rêve, sentir la nuance d'une trêve.

# Posté le mardi 22 janvier 2008 09:10

Modifié le mardi 22 janvier 2008 12:22

Grand n'importe quoi, mais ça rassure, ça sort.

Grand n'importe quoi, mais ça rassure, ça sort.
Sauvez une main, jetez un gant.
Bric-à brac d'images reluisantes, soupirs et sourires, stock de bonheur fait main dans l'usine Collock, probiscuité massive, arridité illusoire de motivation scolaire et puis c'est reparti pour un cours, sur les chapeaux d'chou, on fait des rondes dans la nuit, on fait les blondes sous la pluie, the best ever monde de MarreToi, sans passert dans l'amoire, sans passer par la case départ , à coup de nostalgie quand tu nous tiens dans ton cul, tapez 7 pour nous sortir de la rue, parce que nous la chose qu'on aime le plus au monde c'est pas de toucher les enfants, ni de prostituer la mére de Jesus, c'est d'illuminer le visage de nos camarades tout azimut, parce qu'au stage d'été pas besoin de flute, surtout pas dire qu'on danse comme des putes, parce que Lulu l'a jamais utilisé, et que Zebulon a des réactions démesurées,qu' Amelie n'amasse pas mouche et que Biscuite comate dans la douche en pensant au ptit poid transporté par les ailes de Dieu.
Un mexicain passe, je kiffe les rebeu-renoi-marace, j'vous emmene en belvédère direction montalbert, et que le planté du bâton soit rythmé,in patepirflette we trust, les derniers s'ront toujours les premiers, la punaise et le mouton seront bien gardés. Parce que l'amitié ne connait pas d'hiver.
Un temps pour tous, et tous pour un.La main est un systéme dénombrable et infini, litteraires dans larme et putsch politique au pays des merveilles, le lapin il met la carotte dans le papier alu, et tends ton oreille Riri elle a un secret qu'on lui a dit de pas dire.Quelqu'un m'a dit, que, vous m'aimiez encore...Moi non plus je ne cesserai jamais de faire la flamme, pchiouuuuuu.

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 11:16

Modifié le mardi 22 janvier 2008 08:34